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À propos

Je m’intéresse et questionne la dimension politique du soin de soi.

 

Mon but est d’apporter une réflexion tant intime que collective sur les questions de santé mentale.

Ca fait des années que je m’intéresse au développement personnel et, qu’en parallèle, je me forge une pensée féministe intersectionnelle (c’est-à-dire, pour résumer, qui tient compte des dimensions de classe, de genre, de race pour appréhender les inégalités. C'est plus ou moins ce que disait Coluche : "Dieu a dit, il y aura des hommes blancs, des hommes noirs, il y aura des hommes grands, des hommes petits. Il y aura des hommes beaux, des hommes moches et tous seront égaux, mais ça sera pas facile.") 

De cet intérêt pour ces deux sujets sont nées deux réflexions : 

 

  • Le soin de soi (tant de sa santé physique que mentale) est éminemment politique ; car pouvoir s’y consacrer est un privilège et non un choix personnel (en tout cas pas pour tout le monde). 

 

  • Le développement personnel, dans son discours dominant, omet cette notion de privilège en faisant porter la responsabilité de notre bien-être et de notre bonheur uniquement sur nous-même. 

De tout cela on parle ici, sous forme de témoignages et d’articles, parfois en vidéo. 

Je propose des sessions de journaling guidé pour faire de l’introspection et se réapproprier notre temps. 

« Le selfcare est un moyen de résistance » dit Aude Lorde. Rebellons-nous, prenons soin de nous.

Émilie

 

Mon histoire

Alors que j’étais dans le déni du burn-out qui me consumait depuis plusieurs mois, mon corps m’a envoyé un dernier signal que je n’ai pas pu ignorer celui-là : ma maladie de peau chronique s’est emballée. Douloureuse et handicapante, le timing coïncidait avec le premier confinement.

En parallèle, mes client.e.s m’annonçaient geler leur budget pour une durée indéterminée en raison de la pandémie. A la fois incapable de travailler et sans clients (!), mon monde s’écroulait. A ce moment là, j’étais loin de me douter que l’effondrement de ma santé et de mon entreprise allait être transformateur et libérateur. Que tout ce merdier (on va pas se mentir) était en réalité une bénédiction. 

Enfermée seule chez moi, j’ai décidé de tenir un journal sur ma maladie. Chaque jour, je prenais des photos et je posais à l’écrit ce que je traversais, mes émotions, mes douleurs physiques et psychiques, mes craintes et mes angoisses, ma peur du regard des autres, de leur rejet, le manque de compréhension de mon entourage. Je me sentais ainsi davantage soutenue, moins seule, plus forte aussi. 

J’avais déjà l’habitude, depuis petite, de tenir un journal. Je savais les bienfaits de déposer mes émotions à l'écrit, en m’autorisant tout, en m’interdisant rien. Cet espace intime a toujours été un immense réconfort pour moi qui ne me suis jamais sentie « à ma place, comme les autres ». C’est la petite fille introvertie et hypersensible que j’étais que je suis allée chercher, pour l’écouter, enfin. 

Ce travail d’introspection m’a amené à prendre des décisions radicales. Quitter mon appartement, retourner vivre chez mes parents (à 39 ans !), liquider ma société, tout arrêter. Le temps de guérir. Car je n’étais plus à ma place ni à Paris, ni dans l’écologie. ​

 

Je me passionne pour l’intimité et sa dimension politique, et aspire à ce que tout le monde puisse prendre du temps et soin de soi.

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